Si la vie était rectiligne elle serait ennuyeuse.

C’est quand on prend des virages qui nous demande une certaine adresse, quand il y a des barrières que l’on s’invente mais qu’il faut sauter, quand il est temps de faire une pause que l’on s’en aperçoit. La vie n’est pas rectiligne mais pleine de surprises.

Et puis il y a ces gens qui se trouvent sur notre route ; au milieu du chemin ou sur le bord ; droit debout ou mal-en-point et on peut décider si l’on va s’arrêter ou pas.

Au début, t’es sur la banquette arrière, bien attaché. Tu vas là où celui qui conduit te dit. Tu le regardes faire pour un jour à ton tour prendre le volant.

Mais déjà il peut y avoir des accidents, la voiture dans le fossé ou bien on t’a oublié sur la banquette arrière. Tu as eu peur. Du coup tu ne sais pas si tu seras capable de le prendre ce volant, de conduire toi-même ou de laisser faire les autres, assis à côté du conducteur.

Si tu restes sur ce siège, tu crois que tu n’es pas responsable de ce qui t’arrives. Tu regardes le paysage et même s’il est sombre, tu encaisses. Il est lumineux parfois si tu tombes sur un bon conducteur. Mais pour combien de temps ?

Jusqu’au jour où tu arrives à un carrefour et là tout est possible, à porter de mains. Ça ne dépend que de toi. Tu découvres enfin le plaisir de prendre le volant, de conduire ta vie là où tu en as envie. Bien sûr le moteur n’est pas tout neuf, la carrosserie est abîmée, il y a des kilomètres au compteur. Mais tu avances, tu regardes dans les rétros si besoin mais tu sais d’où tu viens.

La liberté commence…