J’avoue que parfois je perds mon humour et ça me rend triste. Je voudrais garder cette légèreté, cette grâce, cette volupté pour que rien n’est de prise sur ma bonne humeur. Mais les éléments parfois aussi se déchainent pour me défier et voir si je suis aussi zen que je le prétends.

Les éléments sont faciles à distinguer, ce sont des hommes. Des hommes qui n’ont toujours pas compris qu’il fallait arrêter de nous prendre pour des connes. Tandis que les droits des femmes ont changé durant ces dernières décennies, l’attitude des hommes est restée apparemment comme figée en 1950 !

Encore que, en 1950, j’aime à croire et sans doute que je suis rêveuse, il y avait plus de respect entre les êtres humains. Enfin ce n’était pas aussi…enfin je ne sais pas puisque je n’y étais pas !

En l’espace de quelques jours, j’ai eu affaire à un monsieur qui me demandait s’il pouvait me faire un massage, je lui ai proposé de regarder d’abord un sketch de Blanche Gardin, qui a su divinement mettre des mots sur ce que nous avons sûrement toutes vécu un jour ou l’autre.

Il a trouvé le sketch très drôle mais avant de partir, il m’a demandé si je ne voulais toujours pas un massage ! C’est fatiguant de parler dans le vide, voir désespérant.

Puis un autre monsieur venu réparer un problème de machine à laver mal branchée par un de ses collègues et qui, pour que je le rappelle avait (aussi) mal fait son travail et me propose de revenir vers 19 heures pour vérifier l’étendue des dégâts !

Je ne sais pas si c’est la chaleur extérieure (30°), si c’est ma gentillesse ; quand je reçois les gens, quel qu’ils soient je suis à l’écoute, j’offre un café ou un verre d’eau mais je n’étais ni habillée en maillot de bain ni en nuisette et rien ne pouvait prétendre à une quelconque invitation de ce genre.

Alors bordel, messieurs à quel moment êtes-vous dignes ?

Ne venez pas me dire que je suis jolie, que tout le monde a le droit de tenter sa chance, que toutes les femmes ont rêvées de se faire un plombier ! (qui en plus n’est pas plombier, seulement livreur-installateur et qui parle comme s’il y connaissait quelque chose et ne sait même pas visser un tuyau d’arrivée d’eau)

Dans un cadre professionnel, on reste professionnel devant une femme qui voudrait juste faire une lessive !