Annadré et les chansons

Il y a des chansons… Tellement de chansons, qu’on s’y perd parfois. On en garde un bout de mélodie, une phrase qui traîne dans un coin de mémoire, mais le reste s’efface, comme si on avait oublié de faire du rangement avant de les perdre.

Il y a des chansons qu’on a envie de chanter à tue-tête, et d’autres qu’on préfère juste partager, comme un secret.
Il y a celles qu’on aurait rêvé d’écrire… et celles qu’on aurait aimé ne jamais entendre.

Il y a ces chansons qui tombent du ciel au bon moment, qui consolent, qui font relativiser.
Celles qui bouleversent, qui frappent en plein cœur, qui comblent de bonheur, qui apaisent… jusqu’à nous endormir.
Et puis, il y a ces chansons qui nous rendent malades, mais qu’on écoute quand même, masochistes que nous sommes.

Il y a celles qu’on écoute dans les trains, parce qu’on sait où l’on va… ou parce qu’on ne sait pas si quelqu’un nous attend.
Celles qui ont gagné un prix – et on se demande bien pourquoi.
Celles qui nous font danser et qui sentent bon les nuits folles d’un camping, quand on portait un short rouge taille 36.

Il y a celle du premier slow, mains sur la taille, tête sur l’épaule…
Celle que tu adores et que l’autre déteste.
Celle où tu te demandes : « Mais pourquoi ? »
Celle qui te donne envie de sauter par la fenêtre alors que tout allait bien cinq minutes avant.

Il y a celles qui sont dans toutes les playlists, mais que personne n’avoue écouter.
Il y a celle qui existera encore, longtemps après toi.
Il y a celle qui raconte ta vie alors que l’auteur ne t’a jamais rencontré.

Il y a des chansons qui parlent de haine, d’autres d’amour… et heureusement, il y a aussi celles qui nous rappellent de faire de l’aérobic : toutoutouyoutou…

Toutes ces chansons, ces refrains, ces messages qui nous traversent, qui nous font rire, danser, pleurer, espérer…
Il y a celles que ma sœur adorait, que mon frère écoutait, que mon beau-père m’a offertes, et celles que la vie m’a données par surprise.

Et tant que je vivrai, je continuerai d’écouter des chansons.
Parce qu’elles sont là, pour danser, rire, pleurer… et aimer.